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Après s'être perdus 2 ou 3 fois, quelques demi-tours aléatoires et de multiples appels téléphoniques :
"t'es où ?" ; "ah, t'es devant nous ?" ; "mais non, fallait tourner avant !" ;
enfin bref, le classique parcours du teufeur ; nous voici enfin devant la fameuse station service tenant lieu de repère.
Un dernier appel et nous devrions avoir la clef du parcours :
le verdict tombe :
Les flics sont sur le site.

NON PAS LE SON !

Interrogation générale...
Les flics sont sur le site ? et alors ? Ils étaient pas au courant ?
Comment ça ils étaient pas au courant ?
Ca commence à puer gravement la loose, on commence à tirer la gueule, les uns parce que La Teuf promise semble bien compromise et nous parce qu'on a bossé pour rien.
Histoire de contempler les choses par nous-mêmes, on décide de bouger au son quand même.
Une fourgonnette de gendarmes devient vite un détachement de CRS au téléphone.

Arrivé sur place, on comprend mieux...
Une clairière gigantesque et au fond, tout au fond à droite, un petit groupe de gens
, ça doit être ça.
Ca sent le ridicule, ce champ gigantesque, grand pour un tekos avec cette poignée de gens discutant, se rejettant l'erreur...
Parce qu'au bout du compte, y'a jamais eu d'autorisation pour le terrain, la citerne d'eau, le maire en a jamais parlé et les flics ne savaient rien avant d'avoir des plaintes du voisinage, à se demander si les DJs en sont vraiment...

j'ai découpé les flys

Ce joyeux bordel se calme et finit par repartir en convoi vers un autre site "avec autorisation", celui-là.
Le son sera pas posé avant 3 heures du mat, il n'est plus question pour nous de projeter, puisque trop tard, trop long à installer...
Personne ne s'inquiète vraiment du boulot perdu, tout le monde ne maugrée qu'une chose "merde, c'est trop con !" en pensant à sa soirée gâchée. >>>suite>>>

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