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Les raisons du
POURQUOI ?
pourquoi avoir monté un canular à une émission de télévision ?
  • parce que c'était une possibilité unique de monter une énorme blague, une espèce de "surprise sur prises" mais à la télé et sans les moyens de la télé, justement...
  • parce que l'occasion fait le laron... Le journaliste nous tend la perche dès la première prise de contact, qu'il ait seulement pu lire les pages sur Destroy-Escort et penser que c'était vrai est tout simplement ahurissant et qu'il n'ait pas lu ces pages avant de nous contacter serait proprement laxiste...
  • Alors, oui, notre principale raison sera celle-là : nous avons monté ce canular sans véritable autre prétexte que l'opportunité qu'il nous a été donnée de le faire, parce que nous appartenons à des milieux trop souvent stygmatisés par la télévision, nous n'avons pas été capable de résister plus de 2 minutes à la tentation de renvoyer l'ascenseur en montrant que parfois - à défaut de "souvent" - la télévision, elle dit n'importe quoi...
  • parce qu'il n'est pas tolérable qu'un outil de communication si puissant - de par la taille de son auditorat potentiel - ne prenne pas la peine de vérifier ce qu'il avance.
    Comme se plait à le rappeler Demise Fabre pendant l'émission : " Quand on fait de la télé, on fait attention à ce qu'on dit " ; il en va de la responsabilité de celui qui parle autant que de son respect envers ceux qui l'écoutent via ce mass-média qu'est la télévision.
    La présence même de notre canular au sein du paysage audio-télévisuel français posant la question de l'authenticité de certains des programmes appartenant au PAF...
  • parce que l'enchère au sensationnel que se livre les chaines de télévision n'est qu'une sucession d'images dont la véracité n'est plus le principal objectif et que cela n'est pas acceptable de la part d'un média qui manipule l'image.
  • parce qu'en montant ce canular, nous avons véritablement "enquêté" sur les professionnels liés à notre histoire et qu'il nous est apparu que cette innocente émission de divertissement était mise en oeuvre par des professionels connus et reconnus du PAF. et parce que leur qualité de professionnels reconnus devraient justement leur interdire ce genre d'erreur.
  • Et parce qu'il faut bien une dernière raison à tout cela :

    définitivement, parce que cela aura été trop facile...

  • Sand pour The Crobard

    Éléments de rélexions : 
    - Des journalistes d'investigation ?
    Prix Albert Londres sur WikiPédia : regarder le nom des lauréats en 1989 pour le prix audiovisuel
    L'affaire 52 à la Une : extrèmement détaillée avec des liens complémentaires : sur Les pensées d'un mort
    - Les propos de Patrick Lelay : copie des news AFP
    vendredi 9 juillet 2004, Le Lay : le métier de TF1 "c'est d'aider Coca-Cola à vendre son produit"
    PARIS (AFP) - Patrick Le Lay, PDG de TF1, interrogé parmi d'autres patrons dans un ouvrage intitulé "Les dirigeants face au changement" (Editions du Huitième jour), livre sa conception de la télévision et estime que le métier de TF1 est d'"aider Coca Cola à vendre son produit".
    "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective "business", soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit".
    "Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible".
    "Rien n'est plus difficile, poursuit-il, que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise".
    "La télévision, c'est une activité sans mémoire. Si l'on compare cette industrie à celle de l'automobile, par exemple, pour un constructeur d'autos, le processus de création est bien plus lent; et si son véhicule est un succès il aura au moins le loisir de le savourer. Nous, nous n'en aurons même pas le temps!"
    "Tout se joue chaque jour, sur les chiffres d'audience. Nous sommes le seul produit au monde où l'on "connaît" ses clients à la seconde, après un délai de 24 H."
    Les associés d'EIM, société de conseil opérationnel, ont interrogé une vingtaine d'autres dirigeants, outre M. Le Lay, notamment Michel Bon (ex-France Télécom), Robert-Louis Dreyfus (LD Com), Michel Pebereau (BNP-Paribas), Henri de Castries (Axa). EIM souhaitait "prendre le pouls" de l'entreprise française "face à ses nouveaux défis". Le livre, préfacé par le président du Medef Ernest-Antoine Seillière, a été publié en 2004.

    mardi 7 septembre 2004 : Patrick Le Lay qualifie sa déclaration sur Coca-Cola de "caricaturale"
    PARIS, (AFP) - Patrick Le Lay, PDG de TF1, s'explique sur sa formule selon laquelle le métier de sa chaîne est de vendre à Coca-Cola "du temps de cerveau humain disponible", estimant que cette formule "était un peu caricaturale", dans un entretien à Télérama à paraître mercredi.
    M. Le Lay revient sur les propos tenus dans un ouvrage intitulé "Les dirigeants face au changement" (Editions du Huitième jour), où il était interrogé parmi d'autres patrons.
    " Ce n'était pas une interview officielle", affirme M. Le Lay à Télérama, qui consacre un dossier à ce sujet, avec de nombreuses réactions. "Le Medef m'avait appelé en me disant: on interroge des dirigeants d'entreprise sur +le changement et le mouvement+. Je ne me souviens plus précisément de cet entretien, mais, comme souvent, j'ai dû parler deux heures à bâtons rompus et tenir ces propos pendant la conversation".
    " Je ne reconnais cependant pas le métier de TF1 dans cette formule et je ne me retrouve pas dans les propos qu'on me prête: on me transforme en marchand de cerveaux!", a-t-il poursuivi.
    A la question de savoir s'il avait bien tenu ces propos, il répond : "oui, sûrement. Je reconnais que cette formule était un peu caricaturale et étroite. Mais, encore une fois, c'était une conversation et j'ai l'habitude de forcer le trait pour faire comprendre les concepts".
    " Le métier de TF1, c'est l'information et le programme (fiction divertissement, sport, magazines de découverte). Nous sommes une grande chaîne populaire et familiale dont l'objectif est de plaire à un maximum d'audience", ajoute-t-il.
    " Nous vivons de la publicité, mais ce sont nos clients qui mettent au point les spots que nous diffusons. En réalité, que vendons-nous réellement à nos clients ? Du temps d'antenne", précise-t-il.
    A la question de savoir s'il vend également une audience, il répond: "La logique de TF1 est une logique de puissance. Nous vendons à nos clients une audience de masse, un nombre d'individus susceptibles de regarder un spot de publicité".
    " Pour les annonceurs, le temps d'antenne ne représente rien d'autre que des +contacts clients+. De l'attention humaine. En particulier celle de la fameuse ménagère de moins de 50 ans, largement décisionnaire dans les achats de produits alimentaires, entretien ménager et de beauté", ajoute-t-il.
    Dans l'ouvrage "Les dirigeants face au changement", M. Le Lay avait déclaré: "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective +business+, soyons réaliste: à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit".
    " Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible", avait-il ajouté.

    Les chiffres autour de notre grosse blague :
    TF1 : incroyable mais vrai : lundi 12 juillet 2004 : 3 millions 400 000 téléspectateurs
    L'émission a réalisé de superbes audiences auprès des cibles publicitaires, dont notamment les ménagères de moins de 50 ans (audience : 8,4% - part d'audience 51%), sur les femmes actives (respectivement 7,4% - 49%) ou encore sur les femmes 15-24 ans (7,4% - 57%).
    source : overdrive-audiovisuel.com
    Les retours :
    Europe 1, L'union, L'humanité, Ici paris, Entrevue, Politis, Newlook, Zataz-mag : estimation via plusieurs sources quid.fr et diffusion-controle.com : 2 millions 209 000 lecteurs ou auditeurs ayant eu accès au récit du canular, sans parler évidement du nombre d'internautes qui est lui incalculable.
    Le canular, ça a aussi été 10 000 visites uniques sur le site et 130 mails de félicitations dans les premières 24 heures.

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