Crobard > home gothique > Carnet Mondain

Soirée Bal des Vampires Paris
: 4 novembre 2000
(évidemment, un clic sur les crob et hop !)
Samedi 4 novembre, 15h.
Je vous
imagine langoureux et paresseux.
Le repos gagné de celui qui a bataillé
toute la semaine.
Ce soir vous sortirez au Bal où ailleurs, qu'importe là
où l'on vous dira. Ce soir, c'est loin...
Vers 20
heures, la soirée commencera à devenir réalité,
il sera alors question de trouver un before plus
sympa que TF1 à tout le moins plus arrosé.
Dans le pire des cas, le Bal ouvre ses portes vers 22h30, suffira de squatter
un peu dans le coin avec une bière.
Evidemment, comme à chaque fois,
malgrè les bonnes résolutions des fois précédentes,
vous voilà, bloqué dans la file d'attente
au beau milieu du rush d'une heure du mat.
Rien à faire de maugréer, ça n'avance pas plus vite...
Forcément, la musique déformée
qui vous parvient ressemble comme 2 notes de sons à votre morceau favori
qui passe jamais en soirée d'habitude !
Voilà que le videur jette un oeil soupconneux à votre t-shirt
Pikachu :
" Ben quoi, pas besoin d'être en noir pour être goth !
"
L'ouvreuse perd un temps fou à fouiller dans ses papiers à cause
de cette histoire de carte....Carte ?...
" Heu, Archibald, tu peux me prendre sur ta carte, j'ai toujours pas
fait la mienne ? "
Forcément, pour faire sa carte
c'est au milieu de la soirée et à ce moment, y'a mieux à
faire !
Et la dernière fois, y'a fallu mendier l'entrée sur la carte
d'un mec qui ressemblait à un touriste : la honte !
La queue
des chiottes se confond avec celle de l'entrée
et vous pouvez déjà apercevoir les dégats
de ceux qui n'ont pas attendu pour commencer la soirée.
Croulant
sous les divers flys vous parvenez à retrouver de quoi payer votre
vestiaire pour decouvrir une autre file d'attente.
Fatigue et las, brandissant fièrement le ticket-boisson chèrement
payé, vous recommencez votre 3° queue
de la soirée pour arracher un verre alcoolisé
et souvent chaud à de superbes nymphettes
qui ne repartiront pas avec vous en fin de soirée...
Ouf...une
pause s'impose...
Le maniement du verre et du coude vous sont désormais familier
et vous savez vous déplacer au milieu de 20 personnes concentrées
dans 2 mètres/carrés sans renverser plus d'1/3 du précieux
breuvage.
Vous voila, enfin dans les lieux... Calmement
posé sur un mur, votre verre presque frais
à la main, vous découvrez qu'une fois de plus vous arrivez en
plein pour la phase electro.
Un coup d'oeil circulaire vous permet de distinguer 2, 3 nouvelles têtes
et quelques amis avec qui échanger verres
et maux. Cette soirée n'augure rien d'exceptionel définitivement.
Quelques
verres, et quelques mots, plus tard vous voila
sur la piste.
" ok, c'est And One mais je vais pas faire le planton toute la soirée
! ".
Rebbeca est toujours aussi belle, dans son short
en vinyl...D'ailleurs, c'est vous qui l'aviez presentée à Archi...
Die Form commence, ca serait le bon moment..." où est Archi
? "... Qui va a la chasse, perd sa place...
Glissement délicat des pieds, ondulations viperines et vous voila synchronne
sur la belle Rebbie qui continue de sourire...
votre main frôle sa taille au moment ou Archi pose une main viril
sur votre épaule.
" Un verre ? bien sur, vous en reviez
".
Plusieurs échecs couronnés par les nymphettes du bar, plus loin, vous allez vidanger le trop plein dans les toilettes, c'est là que vous retrouvez Paul, un vieux pote de soirée, d'émotion vous tombez dans les bras l'un de l'autre et décidez de retourner fêter ça en bavardant au bar.
Paul, plus
chanceux, a reussi à servir d'écueil a une nymphette
vinylée et titubante, il ne dormira pas seul.
Vous voila reparti sur la piste, plus déchainé
que jamais. "c'est vrai, l'a quoi en plus, Paul ? "
C'est ce moment précis de rage
et de détermination toute masculine
que Rebbeca choisit pour vous anoncer de sa voix miel
" Nous on y va, tu restes ou tu viens ? " avec le même sourire
que tout à l'heure...
" Non, non je reste j'attends une demoiselle " lachez vous
de rage.
Sitôt, les deux partis, vous écumez la salle pour découvrir
la nymphette de vos rêves echouée
sur une banquette SANS PROPRIETAIRE. Ne
manquant pas l'occasion, vous vous placez près d'elle, un bras possesseur
autour de ses épaules dénudées.
Un videur
vous réveille à la fermeture : la salle et vos bras sont
VIDES...
Il est 6 heures du mat, vous avez froid,
faim et la gueule de bois.
Demain, c'est lundi...
Ca ira mieux la semaine prochaine !
Bien à
vous, votre dévouée chroniqueuse de soirée goth
Sand.