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une nuit au koslow
Soirée "Crobard-Bal Des Vampires " Bordeaux : 14 décembre 2002.
(évidemment, un clic sur les crob et hop !)

Lundi 16 décembre.
Le net génère parfois de vraies histoires d'amitié, c'est une de celles là qui nous a amené à Bordeaux, le week-end dernier.

Rendez-vous est pris gare Montparnasse avec Mato, les 3 heures de train s'avalent comme un rien et sans seulement voir passer le paysage.
Nous voilà jetés à Bordeaux dans une gare qui paraît ridicule vu la taille de la ville.
Comme prévu, politique de "grands travaux" et implantation du tramway obligent, la ville semble en reconstruction, des barrières de chantiers partout, des tas de sable, des déviations, ça casse sans doute beaucoup le charme d'une ville.

La fin de journée se passe tranquillement, à squatter les canapés défoncés de JP et à se promener dans le centre-ville historique, pas mal de constructions médiévalisantes, des toutes petites ruelles pavées et dédalantes, qui donnent un cachet "authentique".

Départ pour le Koslow, on ne nous a rien dit, on ne sait rien d'autre que ça : c'est une salle.
La voiture sort de Bordeaux, on arrive dans une vieille zone industrielle, coincée entre la Garonne et des bâtiments à moitié désaffectés, la voiture ralentit, on nous montre une bâtisse du nez : "c'est là !".
Nous voilà, dans la banlieue bordelaise, perdus au milieu d'une friche industrielle devant un espèce de bâtiment, on s'étonne pas, on nous avait prévenu que ça n'avait rien à voir avec Paris et quiconque connaît les salles parisiennes de soirées ne s'attend pas à des miracles de la province ;-)
Ouais mais c'est sans compter Le Koslow...
On entre : un grand couloir de béton nu : classique et, sur la gauche, une ouverture béante sur la salle et là...
Temps d'arrêt : 3 mâchoires s'affaissent, les sacs manquent de tomber des bras, limite si on recule pas tant on est impressionné.

la vache !

Le Koslow est une salle, oui, mais au-delà de ça, il y a un véritable effort de décoration de fait, l'ensemble de la salle comporte des sculptures fortement inspirées par Giger faites par un artiste bordelais, autant les murs que le bar et même les pompes à bières, la cabine du DJ est dans une immense colonne avec une ouverture en triangle laissant voir son buste, il y a une scène et une sorte de mezzanine en face avec un dance-floor au milieu, l'espace est remarquablement arrangé et judicieusement déstructuré.
Des tables et des chaises fortement décorés, dans un style baroque, viennent parfaitement complémenter le tout.

Tout le monde part poser ses marques, Mato teste la sono pendant qu'on se câble pour les projections, le vidéo-projecteur restitue une qualité d'images comme on a rarement vu, la disposition de la salle permet un placement optimum, la soirée s'annonce plutôt bien.

Les portes s'ouvrent, Mato commence avec des ballades, les gens entrent en petits groupes, se posent autour des tables sur la mezzanine.
Round d'observation, prise de marques

c'est lui ?

et ça part, la soirée commence enfin.
D'un côté le bar se remplit, de l'autre la piste commence à remuer et Fab commence ses premières dédicaces.
Première rencontre avec un public qui n'a été que virtuel depuis maintenant presque 4 ans, le stress est des 2 côtés autant de celui qui aura fait la démarche de venir nous voir que du nôtre de découvrir de vrais visages derrière les mots de ceux qui nous écrivent pour nous féliciter d'un travail dont vous êtes les seuls juges.
Merci à eux d'être venu, merci de l'effort fait pour franchir la barrière qui sépare réalité et web et nous donner une reconnaissance qui est notre seule paye.

Les séries s'enchaînent, Mato passe avec brio du goth-rock à l'électro-indus, les images suivent et...
BLANK ...
un cut bref et rapide, juste le temps que s'étouffe une huée et ça repart, bref et rapide pour les platines, bref et rapide pour l'UC des VJ - TZ team - mais fatal pour le vidéo-projecteur qui ne s'en remettra pas avant la fin de la soirée...
Le public aura répondu présent à cette descente parisienne, même les stars locales de Seth seront passées faire un tour.
Mato
verra même un fan venir lui dire combien il est ravi :
" D'habitude, c'est moi qui vais à Paris, alors là pour une fois que Paris vient à moi ! "

mato

On remarquera avec surprise qu'en fin de soirée la piste est encore praticable et les toilettes abordables avec encore du PQ !
On se souviendra encore qu'au lieu d'être méchamment virés à 5 heures, c'est le patron de la salle qui aura repris la sono après que Mato eu jeté l'éponge.
On remarquera aussi quand même quelques similitudes qui nous prouvent que les goths sont bien partout les mêmes ;-)

burp

Et on quittera Bordeaux, au petit matin dans un TGV bondé, la tête encore pleine de tous ces sourires.

Un clin d'oeil spécial sera adressé à :
- JP pour être là
- "gra" pour son "oh, toi : tais-toi !"
- Marco pour sa voiture
- Gérald pour son enthousiasme
bordeaux

play-list de la soirée : ici

Bien à vous, votre dévouée chroniqueuse de soirée goth
Sand

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