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rapport WGT 2002

Bon, cette année, c'était notre 3e pélerinage à Leipzig, alors on commence à connaitre...
Mais c'était probablement le plus agréable (pas de faillite en plein milieu du festival, pas de météo pourrie ;-)
Voyage en voiture, Nico/Azhyd part de Grenoble, me récupère à Besancon, étape chez Bestiole dans les Vosges, récupération de Manu à Strasbourg et c'est parti. Contrairement à l'année dernière, on ne se fait pas bloquer 2 heures dans les bouchons, juste quelques ralentissements.

La stratégie du départ jeudi au lieu de vendredi semble bonne. Arrivée à Leipzig vers 17h, on commence à connaitre la ville, les sens interdits, les déviations, les bons plans parkings (quand je pense qu'il y en a encore qui paient pour le parking du festival... 45 minutes de queue pour se faire fouiller la voiture... faut être maso). On achète nos billets, on veut les changer en bracelets, ah non, pas tout de suite, ils ne les ont pas encore recus... On veut prendre une douche, ah non, personne ne sait où elles sont, et de toute facon elles ne seront pas ouvertes le jeudi... ca commence bien... Par contre, le camping est grand et il reste encore de bons emplacements. On a bien fait d'arriver jeudi.

Vendredi, frais et dispos pour les premiers concerts.
Direction Werk II, scène electro.
SOLITARY EXPERIMENTS : mouais, pas mal.
KIFOTH : j'ai moins aimé.
XPQ21, on se fait chier, on va à Haus Leipzig.
Scène belge, avec THE LAST DAYS OF JESUS (rock assez classique, sympa).
La balance de Star Industry (grosses guitares métal) nous fait fuir ; retour à Werk II pour CENOBITA, electro mexico pas mal du tout.
Et pour finir, retour à Agra pour HELIUM VOLA : mélange vocalises/electro assez intéressant, mais show hyper statique.
SEX GANG CHILDREN : vraiment pas convaincue... Sa facon de chanter est vraiment agançante.
Pas vus : Genitorturers (show SM qui en a impressionné beaucoup), Last Rites (il parait que c'était bof).

Samedi, LA journée : Le matin, opération ravitaillement. On tourne dans la banlieue de Leipzig, on finit pas trouver un supermarché. On craque pour la tonnelle à 20 euros, qui sera fort utile contre le soleil et la pluie.
NEON JUDGEMENT : carrément bien.
SUICIDE COMMANDO : ça a beau être la 4e fois que je le vois, c'est toujours aussi bien. Mais le son est pourri.
FUNKER VOGT : show survitaminé, comme d'hab. Son toujours aussi pourri, avec en prime la vidéo qui merde.
HOCICO : j'aime pas en live... ça m'endort... mais ça avait l'air de plaire.
FRONTLINE ASSEMBLY : l'hystérie à Agra... son pourri, mais ça danse quand même partout (sauf moi, qui dors - j'aime pas FLA - pas taper, pas taper)
Et pour finir, petit tour à la soirée dans le labyrinthe de Moritzbastei.
Pas vus : la scène Ant-Zen, Clan of Xymox.

Dimanche : Matin, pluie sans arrêt. On reste planque sous la tente.
HOUSE OF HUSHER : mouais... pas terrible, terrible... La musique est sympa mais le chanteur chante terriblement faux...
THE LORDS OF THE NEW CHURCH : 30 minutes de retard... ils abusent... Tiens, mais c'est Mortiis... Ah, les Lords ont annulé ? Fallait prévenir...
MORTIIS : un morceau, ça va ; deux morceaux, ça va ; troisième morceau, on bouge à Haus Leipzig.
CYBORG ATTACK : EBM de base.
DANCE OR DIE : pas mal du tout
THE CASSANDRA COMPLEX : LE MEILLEUR CONCERT DU FESTIVAL. Hallucinant. Génial. Fantastique. Excellent. Epatant. Inoubliable. Une seule comparaison possible : Iggy Pop sur scène (on peut difficilement trouver plus flatteur). Tellement bien qu'on ne restera pas voir Angels & Agony ni Haujjob.
Pas vus : The Cruxshadows, Mission, Goethes Erben, Diamanda Galas...

Lundi : Pas grand'chose d'emballant. On tente la scène indus à Haus Auensee :
PZYCHO BITCH : du potentiel, mais ça manque gravement d'expérience du live. Aucune présence sur scène.
MS GENTUR : du Ant-Zen de chez Hands.
KIEW : vous n'en avez jamais entendu parler ? Vous ne manquez pas grand'chose.
SONAR : bien bourrin mais dansant quand même.
L'heure des Legendary Pink Dots approche... On renonce à Proyecto Mirage et Winterkaelte pour aller à Moritzbastei. Quelle idée d'avoir programme les Pink Dots dans une salle de 100 places... C'est blindé 1/2 heure avant le début du concert... mais on est devant :-)). Trés beau concert, bien halluciné, bien envoutant.
Il y a la soirée Sanctuary (Suisse !) à Moritzbastei, mais il y a beaucoup trop de monde, on renonce.

Mardi, retour vers la France, le compteur passe les 2000 kilomètres, ça roupille à l'arrière...

Pour ceux qui ne sont jamais allées au WGT : 4 jours de délire, 20 000 goths lachés dans une ville trés "Allemagne de l'Est", avec des trams comme dans Avalon. De trés beaux looks (cf les photos de Bestiole). Le marché avec une vingtaine de stands (but du jeu de cette année : trouver les éperons les moins chers). Les retrouvailles avec les gens qu'on ne voit que lors des festivals et/ou des picnic. Les rencontres avec ton voisin de pallier a fin fond de l'Allemagne ("Tiens, vous parlez francais ? vous êtes d'ou ? de Paris !? Moi aussi...")
Pour ceux qui connaissent, les modes de cette année :
- le sac a dos - peluche. Une chauve-souris pour les plus orthodoxes, n'importe quel animal réel ou imaginaire (Pikachu accepte) pour les autres. Excellent : le punk a crete avec la grenouille du Muppet Show sur l'épaule.
- le fluo et tout ce qui brille dans le noir. Le gothique UK envahi le continent.
- la sono pourrie (à Agra surtout, mais aussi à Haus Leipzig et Haus Auensee). La plupart des groupes ont fait leur balance pendant les 3 ou 4 premiers morceaux. Insupportable.
- les coups de soleil ;-(
Un peu moins à la mode que les années précédentes :
- les grelots aux pieds (carrément out !)
- les appels "Helga !" toute la nuit dans le camping (les initiés comprendront - ça fait du bien quand ca s'arrête).

Vivement le WGT 2003.

Juliette.

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