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Mon Leipzig…
Déjà, c’était
mes premières vraies vacances depuis presque un an, mes premiers jours de
congé, envie d’en profiter, on organise un peu, mais pas trop, l’imprévu c’est
ce qui met le plus d’excitation. Donc on sait quand et comment on part, le
retour… on verra bien.
Rendez vous donc a T... avec Alban, vieil ami qui a décidé finalement de sécher
quelque cours pour changer de vie l’espace de quelques jours. C’est bien ça
finalement, on quitte le monde courant pour un ailleurs.
Mercredi,
on part a deux, en voiture, une carte, on programme la route au fur a mesure
que les villes passent, l’impératif ? essayer d’être à l’heure du repas chez
mon père à Mulhouse qui veut bien nous héberger pour la nuit, ça fait longtemps
que je l’ai pas vu, c’est l’occasion parfaite, ça fait un détour, mais c’est
pas grave, on a tout notre temps.
Maintenant on est en Allemagne, pas de souvenirs d’être parti aussi loin sans
s’organiser, et la, on fait organisation presque nul, on a pas un Mark sur
nous, juste la CB, deux débutants qui cherchent a se faire des petites frayeurs,
et qui prennent leur pieds dans leurs petites galéres.
Les Cds tournent, les kilomètres défilent, et l’heure avance, il
fait chaud, très chaud, une aire d’autoroute, on s’arrête à l’ombre
d’un camion et on somnole sur du Morthem Vlade Art.
On repart, on a le temps, on décide de faire escale a Nuremberg pour manger…
direction la vielle ville, on prend les appareils photos, la CB, on se fait
le premier resto a touristes qui semble sympa, et on mange nos premières Wurst
(saucisses, y a que ça en Allemagne), finalement nous serons resté plus de
trois heures a nous promener dans la vielle ville de Nuremberg, le fort est
superbe en pierre rose, un peu comme certain château des Vosges…
Puis on reprend la route direction Leipzig, reste plus grand chose, juste
3 heures de route maxi.
Arrivé
près de Leipzig,
rien pas de panneau rien, pour les Eurockeennes de Belfort, 50 kilomètre avant
on voyait déjà des affiches «pour les eurockeennes, prendre a droite en sortant
de l’ascenseur», mais la rien du tout,
on galére un peu avec le petit plan que j’ai imprimer depuis le site web de
WGT, on rentre dans Leipzig et rien, toujours pas de pancartes… on se demande
si on ne s’est pas tromper de semaine, puis finalement on croise deux goths…
le doute persiste, ils sont que deux, on est en Allemagne, ce sont peut être
simplement des goths indigènes? on continue a
tourne, puis on vois un attroupement de goths
(10) ça sent quelque chose, on se gare, on avance a pied… tiens il y a un
espèce de truc en tissus qui traîne le long d’une haie … «Volkspark»
… on a trouvé quelque chose, un petit chemin dans les arbres qui mene au «petit»
camping de Leipzig. Premiere surprise, on a pas nos places, on essaye de se
faire comprendre… y parle pas anglais le con… on bafouille en allemand… c’est
bon, ils prennent pas la carte, il faut du cash… marche arrière / distrib
/ cash / retour, on achète nos places, on prend la voiture pour rentrer dans
le camping… le mec de la sécu parle avec un putain d’accent, pas facile de
comprendre son allemand… il faut payer en plus pour le camping ? j’avais pas
compris ça…48 DM, puis? 25 DM pour la voiture? ça commence a faire cher… laisse
tomber la voiture, on se demerde a pieds…
recherche d’un hypothétique drapeau, magnifique trois tentes endormies au
pied d’un drapeau netgoth… personne… on plante. Un Seb émerge bientôt d’une
tente alors que l’on songeait a essayer de trouver qqc à manger… on passe
sur la suite du camping, deja dites par d’autre…
Le festival… je
suis en vacances, je suis chez moi, avec les miens, c’est un peu l’impression,
que j’ai, ou que j’ai envie d’avoir… enfin ça commence difficilement, la barrière
de la langue aide pas, et le manque d’information transforme
un peu le tout en parcours de combattant parfois. Mais Leipzig pour
moi c’était opération végétal au camping le matin, on se repose, on discute,
un peu de musique… quand on en a marre, on décolle, un coup d’œil sur le programme
pour voir quels sont les groupes qui passent, mais sans conviction.
Je débarque a l’Agra, je voulais voir Love is colder Than death, ça commence,
¼ d’heure plus tard je sors, en fait c’est chiant, c’est du dead can dance
en moins bien… idem pour Two Witches un peu plus tard. le fait de ne pas avoir
la contrainte «j’ai paye pour les voir» fait qu’on se sent plus objectif.
Un concert nous ennuie, c’est pas grave, on sort, on va dans la salle a coté
où il y a un autre concert… je ne sais pas exactement quels sont les groupes
que j’ai vu pendant ce festival, je sais que j’ai méga trippe sur Diary of
Dreams, que j’étais bien aussi sur Tanzwut, et que Das Ich avait vraiment
la pêche, mais il faisait beaucoup trop chaud.
Sinon, j’ai alterné entre soirée / concert / stand de Merchandizing, tout
seul la plupart du temps, cherchant a me perdre dans la masse.
Un regret : ce n’est pas fou Leipzig, il y a des looks d’enfer, tout le monde
fait un effort, mais l’attitude ne suit pas, pendant les soirées, chacun fait
son petit truc dans son coin, je n’ai presque pas vu de couple danser, ou
plutot si, mais pas ensemble, chacun dans son coin. Moi je voulais peter les
plomb me liberer de ce que je ne peux exprimer a Paris….
Deception. Les problemes qui ont suivi n’ont pas arranger les choses, j’esperais
voir un crescendo, dont l’apothéose arriverait le lundi soir… mais la monté
c’est effondré avec le chaos du dimanche soir.
Mon Leipzig?
de grands espoirs, qui n’ont pas aboutis…
L’organisation, a part les problèmes de communications,
excellente, de quoi faire de Leipzig quelque chose de vraiment délirant.
Les Soirées, de la musique mieux qu’a Paris, avec de la place pour bouger
vraiment dans tous les sens.
Mais le public… tout dans le look, rien dans les actes, les soirées parisiennes
sont finalement plus vivantes, plus délirantes. Trop de pot de fleur a Leipzig…
il y avait
presque que les skins et les Balck Metalleux pour avoir un comportement a
la hauteur de leur look… dommage non?
Le retour,
redescente doucement, on prend deux Allemandes en stop… Esprit étroit, quand
on met du Morthem Vlade Art, elles nous demandent de mettre quelque chose
de plus joyeux, et ne s’amusent que sur du Rammstein ou du NIN… on arrive
chez elles a 21h (Augsburg, un détour de 200 bornes… mais on a tout notre
temps…) on essaie de se faire inviter a dormir dans un canapé, pas possible,
inviter a bouffer alors? on dormira dans la voiture… pas possible non plus…
on reprend la route, on refait tourner les CDs, on s’arrête sur l’autoroute
avant Stuttgard, petite bouffe, puis petit trip dans la voiture, un CD de
remix de Bjork, puis Hint (du psyché) et on refait le monde avant de dormir
quelques heures…
Finalement on est mieux sans les autres…